
La peur est certainement l’un des plus puissant moteur qui met la vie en mouvement sur la terre. Il n’existe pas d’être vivant qui ne doive être sans cesse sur ses gardes par crainte de son ennemi naturel, de son prédateur, ou d’un autre homme qui veut étendre son “territoire”. Le progrès technologique, la culture, n’a pas fait disparaître les peurs : bien au contraire, celles-ci sont amplifiées par les risques qui pèsent désormais sur l’écologie de notre système, et par notre manière de raisonner désormais à un échelon mondial. Le village-planète a mutualisé les peurs des êtres humains. Toutefois, peut-on affirmer que la peur, quelque soit ses formes et ses époques, constitue une fatalité ? L’être humain n’est-il qu’un “moi” en situation de résistance ou d’agressivité ? Ne porte t-il pas en lui un levier lui permettant de dépasser ses peurs ? Et si l’être humain se détachait de son “ego”, de son instinct de conservation, les peurs ne disparaîtraient-elles pas d’elles-mêmes ?
Centre de Strasbourg, 2 quai St Thomas 67000 Strasbourg Mercredi 30 Mai 2007 à 18h |